DE LA VILLE DE PARIS.
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[i555]
Ville doibt expecter et attendre ce qui adviendra dud. office; et quelz genz yront offrir argent pour l'avoir.
Ce faict, pourvoir comme le Conseil d'icelle verra bon estre -1'.
Roy pour vic m. livres.
i555. (Fol. i34 v°.)
«A ceste cause, et que c'est chose asseurée où il ne peut avoir aucune faulte ne difficulté, nous vous prions autant affectueusement que faire povons, que attendant nozd. expeditions, vous ne laissiez de cons­tituer rentes sur nostred. Ville à la raison du denier douze; et à ceste fin vous manderez a nostre amé et feal Conseiller, l'Arcevesque d'Ambrun^), ceulx qui vous sambleront aisez pour prandre desd, rentes afin qu'il parle à eulx et les face soliciter et dispo­ser pour ce faire, usant en cela et en tout ce que led. Arcevesque d'Ambrun vous dira pour nostre service de tous les devoirs et dilligences requis et necessaires pour l'accelleration du recouvrement des deniers quil pourront provenir par le moyen que dessus : et vous nous donnerez de plus en plus à congnoistre la singuliere affection que vous portez au bien, ayde et secours de nozd. affaires.
"Donné à Sainct Germain en Laye, le xucjour dc Juillet mil vc lv."
Signé : "HENRYr.
Et au dessoubz : "Du Thier".
DCXCIX. — Lettres du
Reçues après Ie 12 juillet
Trés chers et bien aînez, «Nous avons deliberé et resolu avec les gens de nostre Conseil Privé de bailler et assigner à nostre Ville de Paris cinquante mil livres de rente sur noz greniers à sel, aydes, fermes, gabelles, subsides et impositions, tant de la charge et généralité dud. Paris que autres prochaines, pour par vous consti­tuer sur nostred. Ville certaines rentes à raison du denier douze, jusques àla concurrance de lad. somme de l 51, livres, à ceulx qui vouldront bailler argent pour nous en ayder et secourir à l'urgente necessité de noz affaires pressez, et prandre delad, rente pour la seureté de leurs remboursemens. Et d'autant qu'il est besoing faire et dresser les expeditions de ceste assignation, veriffier et esmologuer les povoirs et procurations de ceulx qui ont ou auront de nous charge d'y vacquer et faire les departemens d'icelle assignation, sur quoy il fauldra avoir noz ratiffica-tions et satisfaire aux autres solempnitez en tel cas requises et acoustumées, où il va quelque longueur de temps beaucoup plus que ne requiert la necessité de nozd. affaires;
DCC. — [Mandemens aux Conseillers et Quarteniers.]
Avant le 16 juillet 1555. (Fol. 137 r°-)
Incontinant a esté ordonné mandemens estre ex­pédiez à Mess™ les xxiin Conseillers et xvi Quarte­niers avec six notables personnes de chascun quar-
tier, pour eulx trouver mardi prochain, xvi0 jour de ce present moys, en l'Ostel de lad. Ville, pour advi­ser sur lesd, lettres cy dessus escriptes.
S MIL LIVRES TOURNOIS. (Fol. i35 r°.)
sives du Roy par lesquelles il demande à lad. Ville lad. somme, emsemble de la procuration passée par le Roy à l'Archevesque d'Ambrun, sr Du Boy Daul­phin (sic);
A esté conclud, advisé et deliberé qu'on doibt obtenir une Lettre du Roy, adressante à la Court de Parlement et autres Cours, si besoing est, pour veriffier lad. procuration ; ce pendant assembler les
DCCI.
Pour six cen
16 juillet 1555.
Du mardi xvi0 jour de Juillet mil v° lv.
En Assemblée le jour d'huy faitte, en l'Ostel de la Ville de Paris, de Mess™ les Prevost des Marchans,, Eschevins et Conseillers de lad. Ville, pour la lec­ture des Lettres du Roy par lesquelles il demande à lad. Ville six cens mil livres tournois à constitution de rente au denier douze, sur ses magazins et aydes, telles qu'on advisera; après lecture des Lettres mis-
'•) Même observation qu'aux deux notes de la page 369, Pour la t-a-e du io juillet.
(2) Louis de Laval de Bois-Dauphin, fils de Jean de Laval, seigneur de Bois-Dauphin, vicomte de Bresteau, et de Renée de Saint-Mars. Louis de Laval renonça à la carrière des armes, après la mort de sa femme Claude de La Jaille, pour entrer dans les ordres. Conseiller du Roi, il fut nommé archevêque d'Embrun au commencement de l'année 1554, et mourut avant d'avoir pris possession de son siège.
47.